La Haute-Loire Paysanne 02 novembre 2017 à 08h00 | Par Suzanne MARION

Le Conseil Fédéral FDSEA/JA en 6 réunions de secteur

Les 6 réunions décentralisées pour le Conseil fédéral ont débuté ce lundi à Landos en présence d’une quarantaine d’adhérents. D’autres rencontres sont programmées.

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Les responsables FDSEA et JAvont à la rencontre de leurs adhérents.
Les responsables FDSEA et JAvont à la rencontre de leurs adhérents. - © HLP

Hier soir lundi, les responsables FDSEA/JA de Haute-Loire ouvraient leur conseil fédéral 2017, qui depuis l’an dernier se déroule sous forme de réunions de secteurs sur le terrain au plus près des adhérents. C’est donc par Landos qu’a débuté la série de 6 réunions (une dernière s’est rajoutée sur le secteur de Craponne : voir encadré ci-dessous).
Yannick Fialip et Thierry Cubizolles respectivement président et secrétaire général de la FDSEA et Aymeric Soleilhac secrétaire général JA (le président Anthony Fayolle était excusé pour cette soirée) ont commencé en faisant un très rapide tour des dossiers suivis par le syndicalisme tout au long de l’année. Mais loin d’une grande réunion institutionnelle, cette présentation était entrecoupée de réflexions ou questions émanant de la quarantaine d’adhérent(e)s présents dans la salle. Et c’est bien la volonté des responsables que d’avoir un débat ouvert entre agriculteurs pour que chacun exprime ses problématiques, les avancées et les reculs syndicaux et les dossiers en cours…

«Entre nous…»
Et cette proximité entre les responsables professionnels départementaux et les responsables locaux et adhérents, sur leur terrain, est appréciée. Claude Merle adhérent FDSEA et responsable professionnel d’une Cuma et d’une Coopérative laitière trouve l’initiative intéressante. «C’est sympa de se retrouver entre nous, même si je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de monde. C’est toujours les mêmes que l’ont voit dans les réunions…» regrette-t-il, ajoutant «nous sommes moins nombreux c’est vrai, même si sur notre secteur il y a encore beaucoup de jeunes. Et beaucoup d’agriculteurs sont un peu désabusés. Nous sommes sur une région laitière et le prix du lait tarde à remonter…».
Néanmoins les discussions ont été nombreuses et parfois animées, et ont tourné autour des thèmes lancés par les 3 intervenants : production laitière avec la problématique prix, puis toutes les productions animales, l’agriculture biologique et ses aides, les États généraux de l’Alimentation qui ont permis d’entrevoir des ouvertures notamment autour de la table des négociations, la baisse des fermages, la PAC avec ses retards de versements, la chasse et les dégâts de sangliers et cerfs encore et toujours, l’installation qui reprend un peu cette année avec 60 jeunes qui s’orientent moins vers le lait et un peu plus vers la diversification, l’emploi question de plus en plus urgente sur nos exploitations…

Des inquiétudes
De là les débats se sont un peu animés autour des grands sujets qui “fachent“ comme le jeu de la grande distribution avec l’exemple du beurre, ou des prix du lait. Yannick Fialip a expliqué que pour sortir de cette spirale dans laquelle le producteur est systématiquement la variable d’ajustement, il faut -et c’est là que les EGAlim vont peut-être ouvrir une porte- «prendre le problème à l’envers et partir du coût de production pour définir le prix de vente ; le débat est sur la table».
Autre sujet largement abordé par les agriculteurs du secteur du Plateau volcanique, l’image de notre métier avec les incessantes attaques de certains citoyens quant au bien-être animal, aux bonnes pratiques… Las d’être toujours la cible des médias et de multiples associations de défense des animaux ou du «bien manger», ils s’inquiètent. Et pourtant, illustre l’un d’entre eux : «Pour un animal malade j’appelle le véto, 2 heures après il est là ; et pour moi quand j’appelle le médecin je dois attendre 2 jours…». Et un autre de renchérir, «le carnet sanitaire de mon troupeau est bien mieux tenu que mon propre carnet de santé». Deux exemples qui démontrent l’exaspération face à des accusations infondées ou largement exagérées. Inquiétude partagée par les responsables qui les invitent à communiquer plus et mieux pour mettre en avant notre agriculture respectueuse de l’environnement et du bien-être animal.
Pour conclure, les adhérents trouvent la formule du Conseil fédéral décentralisé très intéressante car il est plus facile de s’exprimer en comité plus restreint, mais certains sujets un peu «brûlants» sur le secteur ne peuvent pas être abordés car trop sensibles, comme par exemple le prix des terres…

Encore 5 réunions

La FDSEA et les JA organisent 5 autres rencontres délocalisées après celle de Landos, en guise de conseils fédéraux.
Prenez date et réservez votre soirée :
• Jeudi 2 novembre – 20h30 – salle multimédia à Saugues ;
• Lundi 6 novembre – 20h30 – salle Allier – bât Instruction à Brioude ;
• Mercredi 8 novembre – 20h30 – salle polyvalente à Ste Sigolène ;
• Mercredi 15 novembre – 20h30 – Amphithéâtre – Immeuble Inter consulaire au Puy-en-Velay.
• Mardi 21 novembre - 20h30 - Salle polyvalente - St Georges Lagricol.

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