La Haute-Loire Paysanne 04 mars 2015 à 08h00 | Par Suzanne MARION

Conseil Élevage et CODELIA : Éleveur et techniciens complémentaires optimisent les performances du troupeau

Le 27 mars prochain à St Paulien, ces deux organismes d’élevage tiendront leur assemblée générale commune autour de la nouvelle réglementation européenne.

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Les présidents de CODELIA et Haute-Loire Conseil Élevage sur l’exploitation de Emmanuel Reymond.
Les présidents de CODELIA et Haute-Loire Conseil Élevage sur l’exploitation de Emmanuel Reymond. - © HLP

Le 27 mars à 10h à St Paulien, salle du Chomeil, Haute-Loire Conseil Élevage et CODELIA tiendront leurs assemblées générales annuelles sous la présidence respective de Jean-Julien Deygas et Bernard Chalendard.
Ces assemblées communes s’articuleront autour du futur réglement zootechnique européen qui va s’écrire. «Demain le dispositif en place, basé sur la loi sur l’élevage de 62, va être bouleversé. Une nouvelle organisation va être décidée, pour régir tout ce qui gravite autour de l’élevage, de la filiation jusqu’à l’indexation» expliquent les 2 présidents. «On est parti d’une feuille blanche pour tout réécrire» insiste Bernard Chalendard. Ce projet, à échéance 2017, doit maintenant être soumis aux arbitrages nationaux. France Génétique élevage a organisé un séminaire en janvier sur ce thème, et maintenant toutes les familles vont faire des propositions qui seront étudiées. Les 2 présidents précisent que «ce n’est pas une remise en cause de l’efficacité du système actuel».
La France devra donc s’adapter à ce nouveau réglement et les structures en lien avec les élevages aussi.
Mais aujourd’hui personne ne sait encore vraiment ce qui va changer concrètement pour toutes les instances au service de la génétique, de la reproduction, de l’alimentation…
Alors que peut-on en dire aujourd’hui ? Du côté de Conseil Élevage comme de CODELIA on est en attente de davantage de précisions, et on reste un peu sur la défensive, même si comme le dit Bernard Chalendard «on n’aura pas le choix, on devra s’adapter si on veut continuer à apporter aux éleveurs ce dont ils ont besoin, et ne pas laisser tout partir dans le privé».
Quelle sera la place des structures actuelles ? Quid du mutualisme ? Quelles seront les missions de chacun ? Quelle place l’éleveur aura-t-il ?
C’est toutes ces questions, et bien d’autres encore que se posent les responsables de l’élevage. Mais ce qu’ils veulent avant tout, c’est que l’éleveur reste au centre du dispositif.
«À nous de trouver les solutions» dit Jean-Julien Deygas qui sait que derrière cette «réforme» la finalité est l’ouverture à la concurrence. Mais «à quel prix ? et pour quels services ?» s’interroge-t-il. Et Bernard Chalendard de répondre : «plus que jamais nous avons intérêt à travailler ensemble».
En Haute-Loire, depuis très longtemps ces organismes travaillent côte à côte et apportent des compétences complémentaires au service de l’élevage. Ils sont donc sur la bonne route pour faire face à ce nouveau réglement.


Suzanne MARION

• Pour en savoir plus sur ce nouveau dispositif européen, et sur les arbitrages français, venez à l’assemblée générale commune de Conseil Élevage et CODELIA à St Paulien, le 27 mars.

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