La Haute-Loire Paysanne 19 juillet 2013 à 10h15 | Par Philippe Halter

Génisses viande - Plusieurs possibilités pour engraisser des génisses en filière valorisante

Le manque actuel de génisses de boucherie affirme l’intérêt de l’engraissement, malgré des coûts de production élevés.

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La finition de génisses est plus rentable si le poids d’abattage est élevé, si elle optimise l’herbe 
et vise les filières haut de gamme.
La finition de génisses est plus rentable si le poids d’abattage est élevé, si elle optimise l’herbe et vise les filières haut de gamme. - © Philippe Halter

Suite à la sécheresse de 2011 et à la hausse du nombre de réformes (+ 2000 vaches abattues soit +10% par rapport aux deux années précédentes), le cheptel bovin de la Haute-Loire a été réduit, comme ailleurs en France. Cette décapitalisation induit un manque général d’animaux de boucherie, en particulier pour les filières qualité qui peinent à tenir une régularité d’approvisionnement et perdent des marchés. La demande en reproductrices pour reconstituer les troupeaux voire en créer, limite encore plus les abattages. Le manque de génisses bouchères est sensible et la demande forte, avec les prix des plus élevés depuis 25 ans. L’engraissement  est une opportunité à saisir pour les exploitations qui disposent de bâtiments, de fourrages, et autant que possible, de céréales.

Les filières qualité : débouché et plus-value
Le prix des génisses de boucherie progresse plus vite que celui des broutardes, et ce différentiel évolue favorablement pour couvrir des charges d’alimentation des plus élevées. De ce fait, engraisser des génisses permet de dégager des marges intéressantes, même à partir de broutardes achetées. Les filières qualité assurent un débouché valorisant, bien que la plus-value par rapport à la filière classique soit moindre en période de cours élevés.
Certaines exploitations, de par leur situation géographique ou leur adhésion à une démarcation sous signe officiel de qualité peuvent compter sur une bonne valeur ajoutée, comme l’AOC Fin Gras du Mézenc, l’IGP Fleur d’Aubrac ou les Labels Rouges, souvent liés à des races.
Mais en dehors de ces conditions, des éleveurs ont su développer des ateliers de finition de génisses pour fournir des filières haut de gamme, sans démarcation officielle mais avec une excellente valorisation. Que ce soit en circuits courts ou par l’intermédiaire des Organisations de Producteurs, ces filières peuvent offrir de véritables opportunités.


PHILIPPE HALTER
CHAMBRE D’AGRICULTURE


Retrouvez l'article entier avec le témoignage d'un éleveur dans notre édition du vendredi 19 juillet 2013.

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