La Haute-Loire Paysanne 15 octobre 2014 à 08h00 | Par Suzanne MARION

Fin Gras du Mézenc : Une filière de qualité dynamique mais en manque de produits.

L’association des éleveurs et la Maison du Fin Gras tenaient leurs assemblées générales respectives lundi 13 octobre aux Estables.

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De gauche à droite, Yannick Pochelon technicien de l’association, Bernard Bonnefoy président, Philippe Brun Maire des Estables, Roselyne Chapelle présidente de la Maison du FGM, Philippe Delabre président de la CC Mézenc Loire Sauvage, Eric Lespinasse représentant du PNR des Monts d’Ardèche et Roger Chapelle de l’association FGM.
De gauche à droite, Yannick Pochelon technicien de l’association, Bernard Bonnefoy président, Philippe Brun Maire des Estables, Roselyne Chapelle présidente de la Maison du FGM, Philippe Delabre président de la CC Mézenc Loire Sauvage, Eric Lespinasse représentant du PNR des Monts d’Ardèche et Roger Chapelle de l’association FGM. - © HLP

L’association des éleveurs Fin Gras du Mézenc poursuit sa route sans se départir de son dynamisme, avec pour preuve l’entrée de 4 jeunes nouveaux administrateurs à l’occasion de l’assemblée générale qui s’est déroulée lundi 13 octobre aux Estables. Un signe relevé par le président Bernard Bonnefoy et plusieurs invités, qui montre que cette filière est tournée vers l’avenir.
Le bilan de la saison 2014 peut se résumer en deux points : un manque d’animaux et une hausse des cours et de la plus-value entre le prix moyen Fin Gras et les cours nationaux.
Sur la saison 2014, 73 exploitations ont commercialisé 656 animaux sous l’appellation AOP Fin Gras du Mézenc. Seulement 12 animaux de plus qu’en 2013. Et en fin de saison, il n’y avait pas assez de boeufs et génisses pour répondre à une demande qui s’accroît chaque année avec l’arrivée de nouveaux débouchés. Ils étaient 79 bouchers dont 66 pour toute la saison inscrits fin 2013 ; parmi eux 18 qui débutaient. D’autres se sont manifestés en cours de saison. Du côté des restaurateurs aussi 25 adhèrent à l’association.
La filière est aujourd’hui bien installée et chaque année, elle intéresse de nouveaux contacts et crée donc de la demande supplémentaire. Le souci de l’association aujourd’hui est de mettre en phase cette demande avec l’offre. L’association est donc toujours à la recherche de nouveaux producteurs dans la zone mais incite aussi les adhérents à mettre quelques bêtes de plus à l’engraissement pour être commercialisées sous la marque AOP. Notons tout de même que les adhérents Fin Gras ont progressivement augmenté leur moyenne de production par exploitation passant d’une moyenne de 5,15 bêtes en 2007 à 8,98 en 2014.

5,43 €/kg de carcasse en moyenne
Et s’il fallait une autre motivation pour convaincre les éleveurs de faire du Fin Gras du Mézenc, regardons du côté des prix de vente. «La moyenne des prix de vente des animaux Fin Gras, prix payé à l’éleveur, en 2014, est de 5,43 € par kg de carcasse (35,62 F. conversion indispensable chez nous) contre 4,98 en 2013 (soit une augmentation de 45 cts d’€) et 4,74 en 2012. La progression entre 2013 et 2014 est donc particulièrement significative et s’inscrit dans la ligne des augmentations des années précédentes» explique le technicien Yannick Pochelon. Pour affiner l’analyse, soulignons que plus de 90 % des animaux ont été vendus entre 5 et 6 € du kilo de carcasse, 60 % entre 5,30 et 5,70 €, soit des prix relativement homogènes. En comparant avec la grille nationale, on note qu’une très large majorité d’animaux Fin Gras ont été vendus au dessus de la cotation des génisses «U» sachant que 70 % des génisses Fin Gras sont classées en «R».
Tous ces chiffres confortent la filière Fin Gras du Mézenc qui a acquis une certaine stabilité alors que les marchés de la viande bovine connaissent d’importantes variations pas toujours faciles à prévoir.
Bernard Bonnefoy insiste sur cette plus-value des animaux Fin Gras et reste confiant pour l’avenir d’autant que pour 2015, quelques éleveurs inscrits en 2011 et 2012 apporteront des animaux à commercialiser en plus, de même à horizon 2016 et 2017.

Suzanne MARION

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Retrouvez la suite de l'article dans votre journal la Haute-Loire Paysanne du vendredi 17 octobre.

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