La Haute-Loire Paysanne 14 mars 2013 à 15h16 | Par Vidéo : Helena CAUVET - Article : Véronique GRUBER

En vidéo : JA - Assemblée générale des JA de Haute-Loire : l’environnement, l’outil de travail de l’agriculteur

Retrouvez Mikaël VACHER, président des JA de Haute-Loire, et Julien MARRE, secrétaire général adjoint JA national, dans cette vidéo. Lors de cette assemblée générale, les JA avaient choisi de cibler leur rapport d'orientation sur la thématique de l'environnement.

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AG des JA43 rapport d'orientation sur la thématique de l'environnement © HLP

De gauche à droite : Mickaël Agrain, Julien Marre, Mikaël Vacher, le Préfet Denis Conus et Yannick Fialip.
De gauche à droite : Mickaël Agrain, Julien Marre, Mikaël Vacher, le Préfet Denis Conus et Yannick Fialip. - © HLP


Le 7 mars, les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire dressaient le bilan de leurs activités pour l’année 2012 à Polignac. Cette année, le syndicat agricole avait choisi un thème fort pour son rapport d’orientation : l’environnement.«Comment concilier l’environnement et l’agriculture en Haute-Loire ?», telle était la problématique posée.
Les JA ont d’abord dressé un état des lieux des liens entre l’agriculture et l’environnement avant de communiquer sur leurs propositions qui permettraient de répondre à cette problématique. Avec la PAC,qui s’est dotée d’un volet environnement en 1999, l’éco-conditionnalité obligatoire, les parcs naturels régionaux, les schémas d’aménagement et de gestion de l’eau, les zones vulnérables à la pollution des nitrates d’origine agricole, les mesures agro-environnementales et Natura 2000, pour les jeunes agriculteurs, l’environnement est un sujet vaste et de plus en plus présent.

Ne pas opposer agriculture et environnement
L’environnement induit l’application de normes de plus en plus nombreuses et contraignantes pour les agriculteurs. Toutefois, pour les JA de Haute-Loire et leur invité national, Julien Marre, secrétaire général adjoint à Jeunes Agriculteurs National, pas question d’opposer l’agriculture et l’environnement, il faut au contraire concilier les deux. «L’environnement est un outil de travail pour l’agriculteur... C’est l’agriculteur qui façonne l’environnement et donc indirectement, il le respecte et contribue à l’entretenir. Les agriculteurs ne sont pas contre la protection de l’environnement et défendent un développement harmonieux dans le respect de leur métier mais aussi de la nature, du potentiel des sols et des animaux... » a indiqué Mickaël Agrain secrétaire général, à la lecture du rapport d’orientation.
Pour concilier au mieux l’environnement et l’agriculture, les JA 43 ont communiqué un certain nombre de propositions ; ils préconisent ainsi que les personnes qui proposent de nouvelles normes et lois environnementales tiennent compte des réalités du terrain. Ils demandent moins de contraintes administratives (qui découragent les jeunes) et le maintien de mesures compensatoires pour encourager un maximum d’agriculteurs à participer au respect de l’environnement. Selon eux, les agriculteurs doivent aussi participer davantage aux commissions sur l’environnement.
La lecture du rapport d’orientation a suscité un débat intéressant dans la salle. Lorsque l’on parle environnement, on évoque forcément les problèmes de pollution. Or, selon Mikaël Vacher, président des JA 43, «chaque fois qu’un problème environnemental se pose, on incrimine l’agriculture». «Mais la pollution vient aussi d’ailleurs. A nous, agriculteurs, de communiquer positivement sur l’environnement et de montrer que notre métier a évolué» explique Julien Marre.
Pour Yannick Fialip, président de laFDSEA : «Les agriculteurs en ont marre d’être dans le collimateur. Par exemple, on doit arrêter de parler de nitrates d’origine agricole car les nitrates ont 3 origines : agricole, urbaine et la minéralisation naturelle de la forêt».
Le classement de 5 communes de notre département en zones vulnérables a également alimenté les débats. Les zones vulnérables induisent «des contraintes supplémentaires. Nous avons obtenu quelques assouplissements des mesures le 1er mars dernier, mais ils restent insuffisants.Nos revendications ont été en partie prises en compte. Mais il reste encore un contentieux notamment autour du critère de pente pour la fertilisation» indique Julien Marre. Ce dernier a vivement encouragé les agriculteurs altiligériens à bien suivre les débats des  groupes nitrates qui se tiendront bientôt en région.

Identifier les véritables pollueurs
Dans le bassin versant du Lignon (bassin qui alimente la ville de StEtienne), la pression environnementale sur l’agriculture s’alourdit selon le témoignage du vice-président de la Chambre d’agriculture, Jean-Julien Deygas: «Personne n’a identifié les véritables pollueurs et l’on s’aperçoit que les problèmes de pollution se situent en aval des stations d’épuration». «Nous avons besoin de la puissance publique pour rétablir un certain nombre de vérités» a-t-il ajouté en direction du Préfet Denis Conus qui participait aux travaux des JA.
Sur la question de l’utilisation des produits phytosanitaires, Mikaël Vacher assure que «personne n’utilise de désherbants ou de l’engrais par plaisir». L’utilisation parfois conséquente de ce type de produits par les particuliers et de surcroît non contrôlée par l’administration a été montrée du doigt à plusieurs reprises par les agriculteurs.
Toujours en matière d’environnement, le président de la Chambre d’Agriculture, Laurent Duplomb,  a préconisé un retour au bon sens en matière de contrôles et d’empilement des mesures.
Le préfet Denis Conus, qui a suivi ce débat avec attention, a encouragé les JA à être constructifs et force de propositions. Il a également invité les membres de ce syndicat agricole à participer aux assises de l’installation qui vont démarrer en Auvergne.

Véronique Gruber

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