La Haute-Loire Paysanne 16 juillet 2014 à 08h00 | Par Suzanne MARION

Fruits rouges : l’été se déguste en rouge avec les Perles des Monts du Velay

Producteurs et élus étaient réunis samedi 12 juillet à Pouzols commune de St Jeures, pour le lancement de la saison de commercialisation 2014 des Perles Rouges des Monts du Velay.

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Producteurs et pâtissiers fiers de ces fruits rouges des Monts du Velay.
Producteurs et pâtissiers fiers de ces fruits rouges des Monts du Velay. - © HLP

C’est face à une belle table aux couleurs des fruits d’été que le président du GIE des Fruits Rouges des Monts du Velay a fait son discours de lancement de la saison de commercialisation des Perles du Velay, ce samedi 12 juillet à Pouzols, sur la commune de St Jeures. Fraises, framboises, groseilles, cassis, myrtilles et même cerises (les mûres n’étant pas encore arrivées à maturité) étaient mis en avant, pour le plus grand bonheur des invités (élus, producteurs et représentants de la presse) qui en salivaient d’avance.
Éric Pauchon saluait d’abord la présence du nouveau président du Conseil général Jean Pierre Marcon -un local- et en profitait pour insister sur le soutien du département qui s’est manifesté dès le lancement de cette production. C’est en effet le Conseil général qui a aidé les premiers achats de plans de fraisiers il y a 25 ans déjà. On l’a retrouvé ensuite en appui sur les différents investissements (tunnels, bâtiment de stockage…).

Réussite économique
Sans entrer dans le détail de tout l’historique de la structure, Éric Pauchon a voulu mesurer tout le travail fait en 25 ans pour arriver à 65 ha de petits fruits aujourd’hui suivis par 41 producteurs avec un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros.
Un bel «exemple de réussite économique sur ce territoire» comme l’a souligné Julien Melin, nouveau président de la Communauté de Communes du Haut Lignon. Et André Duboeuf, lui aussi nouveau maire de St Jeures, devait saluer la famille Brottes à l’initiative de cette diversification puisque les premiers fraisiers avaient été plantés à Pouzols en 1957, première récolte en 1958. Il soulignait la «dynamique» soufflée par ces producteurs, une dynamique qui a des retombées sur l’ensemble de la commune et des communes voisines, j’ajouterais même jusqu’en Ardèche.
Jean-Pierre Marcon reconnaît s’être associé à ce développement depuis le début des fruits rouges en Haute-Loire». En écoutant le président et au vu des chiffres présentés lors de l’assemblée générale du GIE le 17 avril dernier, le président du Conseil Général souligne : «On est en train de passer un nouveau cap… Vous savez produire, vous savez innover, vous devez maintenant savoir commercialiser et communiquer». Et c’est là dessus que «le Conseil général devra être là pour vous aider sur vos grands projets». Et Eric Pauchon de renchérir, sachant que l’avenir doit passer par une «hyperprofessionnalisation» et ce sur tous les métiers autour des fruits rouges : la production, la commercialisation, le marketing…

Tirer vers le haut de gamme
Alors que les premières fraises des Monts du Velay  cru 2014 sont déjà, depuis plusieurs jours sur les étals, et qu’arrivent les framboises, groseilles et autres délices, Denis Chirouze responsable commercial faisait un point sur la commercialisation.
D’emblée, il insiste sur la qualité des produits Monts du Velay qui s’efforcent de viser toujours plus haut. «Le marché se dessine en sablier», précise-t-il en image, laissant de la place au haut de gamme et au bas prix, et réduisant le créneau des produits moyens.
Dans cette conjoncture, le GIE a tout intérêt à viser le haut du panier. Mais c’est bien la voie qu’il s’est tracé depuis le début. Et quand on sait qu’en fraises par exemple la «Mara» ou la «Cijosé» se retrouvent sur les plus grandes tables de Paris ou de la Côte d’Azur, on voit bien que la route est tracée. Et dans toutes les catégories, c’est la même logique.
«Pour mieiux vendre, nous explique Denis Chirouze, il est important de présenter une gamme large». Et c’est pour cela que l’arrivée d’une gamme bio, qui elle aussi s’élargit, est un plus pour le GIE. Mais «attention, souligne-t-on du coté des responsables, pas question de s’opposer» ; bio et conventionnel ont chacun leur place à condition de faire de la qualité.
Et pour se démarquer et gagner des places de marché, le GIE n’est jamais à court d’idée ou d’initiatives. Pour preuve l’arrivée dans les rangs des Perles rouges des Monts du Velay, une framboise atypique… orange. Oui vous avez bien lu, de couleur orange, de quoi surprendre le consommateur qui devrait se laisser séduire par son goût framboise !


Suzanne Marion

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