La Haute-Loire Paysanne 18 juin 2014 à 14h43 | Par Véronique GRUBER

Installation - Des éleveurs venus de Charentes pour reprendre la ferme de Michel Comte

À Saint-Austremoine, l’exploitation de Michel Comte, retraité, a été reprise par un couple d’éleveurs venus des Charentes avec leurs 5 enfants.

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Michel Comte en compagnie de Manuela Hotoléan (David était en train de faire les foins) et de Catherine Bapt, conseillère RDI à la Chambre d’Agriculture.
Michel Comte en compagnie de Manuela Hotoléan (David était en train de faire les foins) et de Catherine Bapt, conseillère RDI à la Chambre d’Agriculture. - © HLP

Vous pouvez également cliquer ici pour visionner le reportage vidéo sur la transmission des exploitations, avec le RDI et le PAT.

 

Le 1er mai dernier, le petit hameau de Cumiaux à St Austremoine a vu sa population doubler avec l’arrivée de la famille Hotoléan venue des Charentes pour reprendre l’exploitation de Michel Comte qui souhaitait prendre sa retraite.
Installé en 1974 sur l’exploitation de ses parents (en bovins lait et ovins puis en bovins lait et veaux des Monts du Velay), en décembre 2010, cet éleveur totalisait les 160 trimestres nécessaires à sa prise de retraite. Lassé par la traite quotidienne (quota de 85 000L - 25 vaches laitières) et sentant des difficultés autour de la collecte laitière sur son secteur, Michel Comte a décidé de demander la cessation laitière en mars 2011 tout en conservant la production de veaux des Monts du Velay-Forez, mais pas pour longtemps car le destin en avait décidé autrement... Le 5 octobre 2011, Michel s’est fait renverser par l’une de ses vaches et s’est cassé une jambe. 15 jours d’hospitalisation et plusieurs semaines de rééducation l’ont empêché d’intervenir sur son exploitation.

Sa volonté : installer un agriculteur
«J’avais l’âge de la retraite mais il fallait que je trouve un repreneur pour que je puisse la prendre» explique-t-il. Car pour Michel Comte, célibataire sans enfant, il n’était pas question de laisser partir sa ferme pour l’agrandissement d’autres exploitations ni même de la transformer en parc à estives ! «Ma volonté était d’installer un agriculteur, avec ou sans DJA, de vendre les bâtiments agricoles et de louer les terres de mon exploitation pour que le repreneur ait moins d’argent à débourser au départ».
Michel Comte s’est alors rapproché de l’ADASEA* en vue de s’inscrire au Répertoire Départemental à l’Installation. Par l’intermédiaire de cet outil géré par Catherine Bapt, il a rencontré plusieurs candidats à la reprise dont 4 sérieux, mais tous les projets ont échoué.
De son côté, Catherine Bapt (le RDI étant désormais géré par la Chambre d’Agriculture) a proposé l’exploitation de Michel Comte à Manuela et David Hotoléan, des éleveurs installés en Charentes et inscrits au RDI depuis 2010.

Des repreneurs venus de Charentes
Un peu réticent au départ en raison de l’éloignement géographique de ces repreneurs potentiels, Michel Comte a été rassuré dès leur première rencontre : «J’ai vu tout de suite que le secteur et l’exploitation leur plaisaient».

 

*Le RDI est géré par la Chambre d'agriculture depuis 2012, date de la disparition de l'ADASEA.

(...) Retrouvez la suite de l'article dans votre journal du vendredi 20 juin 2014.

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